Bilan technique 11000 km x 2

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Perk

Bilan technique 11000 km x 2

Message par Perk » 03 janv. 2015, 18:43

Bonjour,

Je reviens d'un voyage de deux mois et demi avec Sweel mon épouse, deux 51 V et deux remorques maison.
France, Italie du Nord, ex-Yougoslavie, Bulgarie, Turquie jusqu'au milieu par la côte de la Mer Noire, descente par la Cappadoce, retour par la côte mediterranéenne, Ile de Rhodes, Crête, Athènes, Patras, Bari et la côte sud de l'Italie.
Je ne vais pas vous raconter le voyage, juste faire un petit bilan technique avant d'avoir tout oublié. Mais on s'est régalés, et on est amoureux de nos brèles encore plus qu'au départ.

Départ de la maison en Dordogne le 01 Octobre 2014
Retour à la maison le 16 Décembre, soit 77 jours.
11100 km tout rond au compteur.

Kilométrage quotidien :
Prévisions 200 km.
Moyenne 144 km, incluant les jours non significatifs (tourisme local, monter et descendre du ferry …)
Moyenne des jours roulés environ 180 km.
Maximum 301 km.
Compter 3 heures pour parcourir 100 km.
En hiver il est difficile de faire de grosses journées car la nuit tombe vite et il est inintéressant et dangereux de rouler de nuit.

Consommation moyenne 2,7 l/100 km, dont environ 1000 km sans les remorques (Cappadoce, Crête) et avec de grosses variations en fonction du relief.

MBK 51 V supposées de 1995, strictement d'origine sauf :
- carbu Dell'Orto SHA 15/15 C , gicleur de 60 (ce que j'avais de plus petit), on doit pouvoir réduire encore de 2 ou 3 points, le carbu est livré avec un gicleur de 68. J'ai changé les carbus non pas dans une recherche de performance mais de fiabilité, le Gurtner d'origine est un peu capricieux. Avec les Dell'Orto nous ne fermons jamais les robinets d'essence. Les SHA 14/12 ou 13/13 ne semblent pas disponibles en version starter à câble, or à l'usage le starter facilite bien les démarrages à froid ;
- amortisseurs (hydraulique) de Honda Dax, mais je n'en ai qu'une paire, j'en ai mis un sur chaque mob et de l'autre côté un modèle pour mob (non hydraulique) de même entraxe 240 mm ;
- béquille centrale tubulaire longue, sur laquelle la mob est haut perchée, ce qui se révèlera très utile sur terrain meuble.

Equipement :
- bavettes AV AR ;
- manchons ;
- pédale de lanceur ;
- repose-pieds "en avant" ;
- cousin de selle.

Les clignotants sont supprimés sur celle qui en avait.

L'une des mobs (la verte) a un compteur qui affichait 18000 km au départ, l'autre (la bleue) sans compteur est supposée avoir un kilométrage du même ordre.
Je n'ai pas ouvert les moteurs avant de partir, pas même déculassé, juste jeté un oeil par la lumière d'échappement.
Préparation soigneuse, silent-bloc moteur neufs, galets de variateur neufs, chaîne-couronne neuves, câbles gaz et starter neuf (cause Dell'Orto), graissage de tout, filtre à essence, décalaminage du pot, etc, la routine.
En Juin nous avons fait un voyage test de 1600 km en France pour valider le matériel, certaines pièces dites neuves ont été montées avant ce voyage et d'autres après.

Remorques
Deux remorques maison en contreplaqué de 10 mm d'épaisseur, 20 mm pour la face avant sur laquelle est fixé le timon. Des roues et moyeux de remorque bagagère en 3.50x8 soudés sur un axe fixé directement sous la caisse qui est donc porteuse, pas de chassis. Le timon est attelé sur le tube de selle, et se replie pour servir de béquille avant.
Une remorque a une capacité de 180 litres, très équilibrée à la conduite, l'autre de 220 litres, moins maniable.
Si je trouve un peu de temps j'irai détailler ça dans ce post, où il y a déjà deux photos des attelages.

Sacoches
L'idée de départ était d'avoir tout dans les remorques, mais dès les premiers essais il est apparu que l'essence pollue le contenu des remorques, donc nous avons équipé les mobs de sacoches de vélo dédiées au transport des bidons d'essence, et elles nous ont donné toute satisfaction. Nous transportons trois bidons de cinq litres, de simples bidons en plastique d'eau déminéralisée, faciles à remplacer en cas d'avarie, il n'y a pas eu d'avarie.

Trousse à outils
Nous partons avec tout l'outillage et toutes les pièces nécessaires à toute intervention, jusqu'au vilebrequin, ses roulements, ses joints spi ... Avec une attention particulière pour les choses rares : écrous de roue en 10x1.00 et 11x1.00, visserie de 7, outil pour changer les silent bloc, outils pour la joue fixe du vario …

Les pannes
Au début sur la verte nous avions des problèmes supposés de variateur qui n'allait pas jusqu'à fond de braquet sur le plat, j'ai chipoté pas mal sur l'alignement moteur-poulie, essayé des courroies plus ou moins larges, fait un contre-ressort avec des élastiques, etc … Mais un jour nous avons gratouillé la sortie du pot d'échappement avec un tournevis et tout est rentré dans l'ordre. Avec le poids des remorques les courbes de variation ne sont plus parfaitement adaptées et sensibles à la moindre perte de puissance, mais restent cependant très correctes, nous avons assez peu utilisé les pédales de lanceur, qui sont cependant indispensables, parfois.
Donc nous avons eu de la calamine, mais uniquement au début du voyage avec l'huile de synthèse de supermarché de chez nous à 2 %. Nous avons alors pris l'habitude à chaque sensation de faiblesse de chatouiller le trou de balle de nos brèles avec n'importe quel branchage ramassé sur le bas-côté.
Ensuite impossible de trouver de la synthèse en Turquie, nous avons roulé à 3 % d'huile ordinaire de station service, pas chère, odorante et fumante mais qui ne calamine pas. Bizarre. Oui 3 % seulement, parfois 3,5 %, je craignais d'aggraver les problèmes de calaminage. Sur la fin du voyage retour à la synthèse, de marque cette fois, sans problème.

Un plateau et une chaîne, ensemble, vers 2000 km, je ne sais pas qui a flingué l'autre, peut-être la chaîne trop tendue. Plateau débrayable pas neuf au départ, l'alésage du pignon et sa portée sur le plateau ont pris un jeu énorme, classique. La chaîne ne se plie plus sur quelques articulations (axes cintrés ?).
Peu de temps après, la nouvelle chaîne détendue par son rôdage déraille sur un gros nid de poule et se vrille. Dévrillage approximatif à la pince, mais quelques jours plus tard elle commence à perdre des rouleaux, re-chaîne neuve et plus d'histoire.
Sur l'autre mob, la chaîne du départ, identique sur les deux mobs, fera tout le voyage. C'est la chaîne d'origine fournie par Yamaha sous la référence NU3114561000, qui visuellement ne m'inspirait guère. Pas de problème non plus avec le plateau fixe neuf Yamaha NN21711000. Nous avons graissé les chaînes souvent et soigneusement.
Les courroies NY12115010 (Bando 14 mm) ont fait tout le voyage et peuvent encore rouler.
Sur les deux mobs nous avons souvent recalé les plateaux avec des rondelles dans les premiers milliers de kilomètres, puis ça ne bouge plus.

Un filtre à essence additionnel se perce par frottement sur le plateau (défaut de préparation ..). On continue sans filtre et sans problème.

Un élastique de couvercle d'allumage.

Une bougie, changée aussi sur l'autre qui ne le réclamait pas. BR7 au lieu de BR8 (un poil plus chaude).

Quatre ampoules de phare, deux chacune, nous roulons toujours phare allumé.

Deux ampoules de feu arrière.

Un câble de décompresseur.

Perte de la coquille de fixation du pot banane, j'ai oublié de resserrer les quatre boulons après un démontage de routine. Ca fera le reste du voyage au fil de fer sans problème.

Desserrage chronique de l'écrou d'échappement sur la verte uniquement, malgré le frein d'écrou retendu puis changé. Joint d'échappement supprimé pour avoir une plus grande profondeur de filetage en prise.

Une couronne desserrée.

Un carbu déboîté de la pipe d'admission.

Galets changés sur un variateur à 10000 km, complètement ravagés. J'ai quelques interrogations à ce sujet, mais j'irai voir le forum et éventuellement ouvrir un post.

Un roulement de roue AV resserré (avec la clé de 18 à la con amoureusement fabriquée à la maison avant de partir).

On a eu aussi des problèmes récurrents de roulements de direction sur la bleue, mais dont je connais la cause, disons que c'est un mauvais choix de départ.

Zéro crevaison.
Pneus AV neufs Hutchinson GP1 2.25X17, usure insignifiante.
Pneus AR neufs SAVA MC11 2.25X17 sur l'une, SAVA MC51 Méditerra 2.50x17 sur l'autre, un pneu avec un dessin de trail routier intéressant sur les chemins de terre, qui a le gros inconvénient de ne pas exister en 2 1/4, d'où problème d'alignement des roues (pour que la chaîne ne frotte pas le pneu) qui accentue les soucis de chaîne-pignon-plateau. Usure des deux pneus AR pas facile à quantifier, disons 70 %, ils sont loin d'être rincés mais sont usés à plat.
Je suis très satisfait du choix et des performances des pneus, alors que le GP1 à l'arrière fond comme neige au soleil, constaté lors de notre voyage test.
Chambres à air motocross renforcées dans les quatre roues, j'ai eu quelques difficultés à trouver ça sur le net, c'est la mode du dirt-bike qui nous sauve, dimension 70/100-17 (Michelin, Kenda).
Pression AV 2 kg, pression AR 2,5 kg, c'est beaucoup, en prévention des crevaisons.
Un quart de litre de préventif anticrevaison dans chaque pneu, on sait que ça ne fonctionne pas dans les chambres à air mais c'est pour réduire la porosité, nous n'avons que très rarement eu besoin de refaire la pression.

Sur les remorques les pneus d'origine, c'est à dire achetés avec les roues (3.50X8), de qualité incertaine fabriqués au Vietnam, sont usés à 80 %, ça travaille beaucoup en latéral. Il serait utile de mettre des gommes de bonne qualité si ça existe, il nous est arrivé quelques fois que les remorques partent en glissade dans les situations compliquées.
Le montage est tubeless, un quart de litre de préventif et 600 grammes de pression seulement pour compenser l'absence de suspension.

Et bien nous avons réussi à déjanter une des roues de remorque sur les pavés de Pompei ! Probablement très sous-gonflé, je n'avais pas contrôlé la pression, déjà basse au départ, depuis longtemps, faisant confiance au préventif. Par chance un automobiliste nous l'a signalé, c'est arrivé devant une station service, l'air comprimé fonctionnait et le pneu n'avait aucun dégât. En 10 minutes c'était réglé.

Bilan
La mobylette confirme sa parfaite adéquation au grand tourisme, sa réelle solidité, sa facilité à être réparée, mais demande de la surveillance et la capacité d'intervenir sur n'importe quel élément.

Nous partions avec l'idée que autour du bassin méditerranéen on trouvait de la pièce de mob n'importe où, ce qui s'est révélé archi faux. Nous avons croisé zéro motobécane ou MBK, zéro concessionnaire. Trouver de la chaîne au pas de 415 a été très compliqué, ils n'ont que du 420. Nous les avons dégottées chez un vieux qui avait des stocks d'autrefois. Nous avons réussi en Crète à commander un plateau chez un concessionnaire Yamaha parce que nous lui avons fourni la référence Yamaha. Ce plateau est arrivé d'Amsterdam en trois jours, pour moins cher qu'en France (d'après l'ordinateur du concessionnaire il y en a encore 1000 en stock). Ces pièces n'ont servi qu'à nous rassurer, pour remplacer celles que nous avions emportées et consommées, mais il nous était impensable de continuer sans ces rechanges dans les bagages.

Il est très confortable d'avoir deux machines strictement identiques, pour la logistique pièces et outils, mais aussi pour le diagnostic et le dépannage. On a échangé les variateurs, contrôlé la couronne de l'autre quand elle était vagabonde sur l'une, etc …
A cet égard, le fait qu'elles n'aient pas le même pneu arrière (2 1/4 et 2 1/2) faussait les comparaisons.
Curieusement, avec les mêmes gicleurs, l'une avait toujours la bougie blanche et l'autre toujours marron.

Les coussins de selle, de simples coussins ronds recouverts d'une housse en toile cirée, sont très efficaces, nous n'avons pas eu mal aux fesses même lors des grosses journées. C'est la seule solution efficace, nous avons essayé la mousse néoprène, le gel, ça ne vaut rien. En revanche nous avons eu tout les deux mal au bras droit et Madame est rentrée avec les cervicales en vrac ...

Origine. On le savait déjà (de façon universelle, bien au delà de la mob) mais ça se confirme une fois de plus, vive la pièce d'origine, quel qu'en soit le prix. Durant la préparation, j'ai commandé diverse pièces sur internet, celles de provenance asiatiques sont très décevantes :
- un allumage qui ne fonctionne qu'à l'envers (pour un moteur à double variateur)
- des axes de pédalier avec graisseur, à vomir juste en les regardant, j'ai gardé les axes d'origine sans graisseur
- des roulements de direction merdiques, dont je n'ai utilisé que les billes (à tord, le mauvais choix évoqué plus haut).

Les roues Rigida d'origine n'ont pas bronché malgré les nombreux et parfois violents chocs qu'elles ont encaissé.

Je n'ai encore rien démonté, ni même nettoyé les brèles, on verra plus tard pour ce qui est de l'usure.
La mob est le véhicule le plus salissant que j'ai pratiqué, tu la béquilles et tu as la main droite noire, tu l'enfourches et tes bas de pantalon sont souillés … Nous avions beaucoup de chiffons et plusieurs paires de gants de travail, ceux pour l'essence, ceux pour la mécanique, les très sales pour la chaîne, et de la pâte Arma pour se laver les mains avec très peu d'eau.

La prochaine fois
D'un voyage à l'autre, l'évolution consiste à emporter le moins de chose possible tout en disposant de tout le nécessaire.
L'outillage peut être optimisé mais plus beaucoup.
Pour les pièces "graves" (vilo, cylindre …) l'idée est d'en faire des colis bien emballés et de les confier à quelqu'un capable de les expédier par la poste à l'adresse d'un hôtel ou d'un camping à l'autre bout du monde.
On mettra du chauffage dans les manchons, une ampoule de 5 watts par exemple.

Nous avons été un peu handicapés par le poids des équipages, 220 kg en ordre de marche avec les bagages, les pleins et le/la conducteur équipé, vérifié sur le pont bascule. En France, à part les 15 % de pente du Puy Mary qui nous ont fait rebrousser chemin, nous avons traversé le Massif Central et les Alpes au col de Larche sans difficulté. Mais dans les pays plus lointain nous avons fini par n'emprunter que les grands axes routiers, ce qui ne colle pas trop avec la mob, pour ne pas se retrouver coincés au fond d'une vallée avec une pente à 18 % de chaque côté.
A la louche il y a 30 ou 40 kg de trop par équipage, il faudrait renoncer au camping au profit des chambres d'hôtes, mais selon les pays, c'est pratique et économique d'avoir le choix.
Ou bien il faudrait passer les moteurs en 65 cc, mais les transmissions souffriraient davantage.

Voilà, ça ira pour aujourd'hui, mais si vous avez des questions ...

Perk

marechaberrant

Re: Bilan technique 11000 km x 2

Message par marechaberrant » 03 janv. 2015, 19:03

moi je dis chapeau bas :amen: ,quel beau périple! merci pour se récit mécanique :super:

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Dany45
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Re: Bilan technique 11000 km x 2

Message par Dany45 » 03 janv. 2015, 19:36

Super :super:

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Re: Bilan technique 11000 km x 2

Message par MoB ' OkaZ » 03 janv. 2015, 19:47

Entièrement d'accord que rouler la nuit n'apporte rien et est dangereux .

Toutes les machines ont intérêt d'être du même modèle .

N'y aurait-il pas intérêt d'équiper les remorques de freins ?

passer en 65 cc fait de vos machines des machines illégales .

.

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MoB ' OkaZ
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Re: Bilan technique 11000 km x 2

Message par MoB ' OkaZ » 03 janv. 2015, 19:54

Pour les grandes montées ....ne vaudrait-il vaut pas mieux avoir un kit transmissions plus court à monter à la demande .

Une grande couronne et une chaine plus longue .

.

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Re: Bilan technique 11000 km x 2

Message par jacobylette » 03 janv. 2015, 21:33

Un grand merci pour ce long et passionnant récit ,bien écrit donc facile a lire d'une traite.
riche d'enseignements
ça donne envie, :super:
On peut résister à tout sauf à la tentation.(Oscar WILDE )

raoul
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Re: Bilan technique 11000 km x 2

Message par raoul » 03 janv. 2015, 22:08

Un grand bravo de la part d'un hells mobeur , passez chez vous en allant à st quentin, fameuse soirée poulailler et fracasse la culasse ;) ;)

red poire

Re: Bilan technique 11000 km x 2

Message par red poire » 03 janv. 2015, 22:11

Merci pour ce debriefing, trés instructif à croiser avec celui de Deniolhttp://www.deniol.com/index1.htm, qui est parti avec la même machine, et notre Charly national avec des meules différentes.
La croisiére bleue ,aussi: http://lacroisierebleue.over-blog.com/

bernard
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Re: Bilan technique 11000 km x 2

Message par bernard » 04 janv. 2015, 00:05

Alors la chapeau bas :amen: :super:
Bernard 44

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Fluky
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Re: Bilan technique 11000 km x 2

Message par Fluky » 04 janv. 2015, 07:20

Très beau récit, sans fautes d'orthographe qui plus est, un régal pour les yeux.

Comme quoi pour la fiabilité, rien ne vaut l'origine
Si ça ne rentre pas, prends un plus gros marteau (Lao Tseu, faussement attribué à Confucius)
Mes tutos Youtube
Mes calculettes pour mob

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